Présentation
Au onzième mois de 618, Li Shimin, alors prince de Qin, vainquit Xue Rengao à Qianshuiyuan. Devenu l’empereur Taizong des Tang, il ordonna de construire un temple sur chacun des lieux où ses troupes avaient combattu depuis leur soulèvement, afin de demander des bienfaits pour les morts[1]. Zhaoren fut ainsi bâti sur le champ de bataille et achevé au premier mois de Zhenguan 4. Il se trouve à Changwu, dans le Shaanxi, alors district de Yilu de la préfecture de Binzhou.
La cour chargea Zhu Zishe de composer une inscription gravant dans la pierre les mérites de la pacification. Une grande partie des trois mille caractères et plus célèbre Taizong, mais le texte précise aussi à qui le temple est destiné : aux soldats Tang tombés au combat, que le bouddhisme doit secourir, ainsi qu’aux morts qui avaient combattu contre eux. De hautes portes et des salles furent élevées, les moines s’installèrent, et l’ancien champ de bataille devint un lieu de prière pour les défunts.
En 1064, Ouyang Xiu lut l’inscription et en contesta l’intention. Il reconnaissait à Taizong le mérite d’avoir mis fin aux guerres, mais estimait que les prières pour les soldats permettaient surtout à l’empereur de racheter ses propres meurtres. Tang des Shang et le roi Wu des Zhou avaient eux aussi tué en renversant des tyrans ; pourtant, le Ciel les avait protégés parce qu’ils avaient agi pour le bien commun. Si les campagnes de Taizong étaient dignes d’éloge, pourquoi lui fallait-il des temples bouddhiques pour expier ? Ouyang formula cette critique dans un colophon[2], tout en louant la qualité de la calligraphie, puis le consigna dans son recueil d’inscriptions.
Le septième jour du onzième mois de 1082, un habitant nommé Zhang Chun transcrivit ce colophon au revers de la stèle. Le recto glorifiait Taizong ; le verso mettait en doute ses motifs. Les estampages[3] du revers permirent aux lecteurs suivants de découvrir cette critique. Sous les Ming, An Shifeng, connaisseur de peinture, de calligraphie et d’inscriptions, lut d’abord Ouyang, puis trouva un estampage du revers, sans être convaincu par son jugement. Poursuivant ses recherches, il acheta à grand prix quatre estampages endommagés dans une ancienne collection familiale.
Après avoir lu l’inscription, An retourna la critique contre Ouyang. Le texte indiquait clairement, selon lui, que le temple visait d’abord le salut des soldats Tang, sans exclure les morts ennemis. Pressé de rejeter le bouddhisme, Ouyang avait négligé le deuil de la cour pour ses hommes. An craignait aussi qu’en raillant les scrupules d’un souverain devant la mort, on encourageât son goût du massacre. Dans Heureux événements de la forêt d’encre, il défendit Taizong et vit dans la fondation un geste de compassion pour les morts et de répugnance à tuer.
En 1784, l’épigraphiste Wang Chang commandait des troupes à Changwu. Profitant d’un répit, il alla voir la stèle. Elle était intacte, abritée dans un pavillon sur un socle de pierre, hors d’atteinte des pâtres qui frappaient la pierre pour faire du feu et des bovins qui y frottaient leurs cornes. Plus tard, en compilant son Recueil d’inscriptions sur métal et pierre, Wang la compara à celle du temple Dengci, également dédié aux morts de la guerre. Les deux textes, observa-t-il, célébraient abondamment Taizong, mais consacraient moins d’un dixième de leurs mots au deuil des soldats. Il approuvait donc l’idée de stèles destinées à commémorer les exploits impériaux.
Plus de trente ans après sa visite, le pavillon était délabré et la base se dégradait au point de menacer la stabilité de la stèle. En route pour Lanzhou sur ordre officiel, Fei Jun finança les matériaux et confia la surveillance des réparations au fonctionnaire local Xu Fuchang. Les travaux durèrent environ vingt jours. À son retour, Fei trouva le pavillon consolidé, la base renforcée et une balustrade ajoutée. La pierre qui portait au recto l’éloge de Taizong et au verso la critique d’Ouyang restait à l’abri du pavillon réparé.
Documents historiques
Géographie illustrée des préfectures et districts de l’ère Yuanhe
宜禄县,本汉浅水县地,属上郡。后魏为东阴盘县地,废帝以县南临宜禄川,因改名,隶泾州。暨周、隋又为白土县。贞观二年,分新平县又置宜禄县,后魏旧名也。浅水原,即今县理所。初,金城人薛举称兵,攻破郡县。武德元年,举寇泾州,屯兵于安定县之折摭城。太宗亲征,相守六十余日。会举死,其子仁杲统其众,并羌胡十余万数来挑战。上遣总管庞玉自此原南出贼之右,因高而陈。上率大兵自原北出其不意,斩首万余级,贼大溃。仁杲惧而请降,俘其精兵万余人,男女五万口,故城犹在今县北五里。阴盘城在县西北二十五里。昭仁寺在县西十步浅水原上。王师讨平仁杲,诏于此置寺。碑,谏议大夫朱子奢之词也。长武城,在县西五十里。隋开皇中筑,在泾河南岸。武德元年废。大历初,郭子仪置兵以备西戎。
Yilu appartenait à l’ancien district de Qianshui, dans la commanderie de Shang sous les Han. Sous les Wei postérieurs, ce territoire relevait de Dongyinpan. L’empereur Fei le renomma d’après la rivière Yilu au sud et le rattacha à Jingzhou. Sous les Zhou et les Sui, il devint Baitu. En Zhenguan 2, une partie de Xinping fut détachée pour rétablir Yilu, son ancien nom des Wei. Qianshuiyuan est le siège actuel du district. Xue Ju, de Jincheng, leva des troupes et prit des commanderies et des districts. En Wude 1, il envahit Jingzhou et campa à la forteresse de Zhezhi, dans Anding. Taizong mena l’expédition ; les armées restèrent face à face plus de soixante jours. Xue Ju mourut, et son fils Rengao prit le commandement de plus de cent mille hommes, dont des Qiang et des Hu, qui provoquaient régulièrement l’adversaire. L’empereur envoya Pang Yu par le sud du plateau contre l’aile droite ennemie, sur une hauteur, et mena le gros de l’armée au nord pour une attaque surprise. Plus de dix mille têtes furent prises, l’ennemi mis en déroute. Rengao se rendit ; plus de dix mille soldats d’élite et cinquante mille hommes et femmes furent capturés. L’ancienne forteresse subsiste à cinq li au nord du chef-lieu ; Yinpan est à vingt-cinq li au nord-ouest. Zhaoren se trouve à dix pas à l’ouest du siège du district, sur Qianshuiyuan. Après la victoire sur Rengao, un édit y établit le temple. L’inscription est du conseiller de remontrance Zhu Zishe. Changwu est à cinquante li à l’ouest ; sa forteresse, construite au sud de la Jing sous Kaihuang des Sui, fut abandonnée en Wude 1. Au début de Dali, Guo Ziyi y installa des troupes contre les ennemis de l’ouest.
Mer de jade
唐贞观纪功业碑铭。旧纪:“贞观三年十二月癸丑,诏建义已来交兵之处,各立一寺,命虞世南、李百药、褚亮、颜师古、岑文本、许敬宗、朱子奢等为之碑铭,以纪功业。”会要:“贞观二年十二月一日,诏破刘武周于汾州,立洪济寺;破宋老生于吕州,立普济寺;破薛举于邠州,立昭仁寺;破宋金刚于晋州,立慈云寺;破王世充于邙山,立昭觉寺;破窦建德于汜水,立等慈寺;破刘黑闼于洺州,立昭福寺。”并贞观四年正月建造毕。
Inscriptions des Tang commémorant les exploits de Zhenguan. Les Anciennes Annales indiquent : « Le jour guichou du douzième mois de Zhenguan 3, un édit ordonna un temple sur chaque lieu de combat depuis le soulèvement juste ; Yu Shinan, Li Baiyao, Chu Liang, Yan Shigu, Cen Wenben, Xu Jingzong, Zhu Zishe et d’autres devaient composer les inscriptions. » Le Recueil institutionnel donne : « Le premier jour du douzième mois de Zhenguan 2 furent ordonnés Hongji à Fenzhou, lieu de la défaite de Liu Wuzhou ; Puji à Lüzhou, de Song Laosheng ; Zhaoren à Binzhou, de Xue Ju ; Ciyun à Jinzhou, de Song Jingang ; Zhaojue à Mangshan, de Wang Shichong ; Dengci à Sishui, de Dou Jiande ; Zhaofu à Mingzhou, de Liu Heita. » Tous furent achevés au premier mois de Zhenguan 4.
Colophons au Recueil des antiquités
右昭仁寺碑,在豳州,唐太宗与薛举战处也。唐自起义,与群雄战处,后皆建佛寺,云为阵亡士荐福。汤、武之败桀、纣,杀人固亦多矣,而商、周享国各数百年,其荷天之祐者,以其心存大公,为民除害也。唐之建寺,外虽托为战亡之士,其实自赎杀人之咎尔。其拨乱开基,有足壮者,及区区于此,不亦陋哉!碑文朱子奢撰,而不著书人名氏,字画甚工,此余所录也。治平甲辰秋分后一日书。
Cette stèle est à Binzhou, où Taizong combattit Xue Ju. Les Tang établirent ensuite des temples bouddhiques partout où ils avaient affronté les chefs rivaux, prétendant procurer des bienfaits aux soldats morts. Tang et Wu avaient eux aussi beaucoup tué en vainquant Jie et Zhou ; pourtant leurs dynasties durèrent chacune plusieurs siècles. Le Ciel les protégea parce qu’ils agissaient pour le bien public et délivraient le peuple du mal. Les fondations Tang invoquaient les morts, mais visaient réellement à racheter la faute d’avoir tué. Il y avait de la grandeur à pacifier les troubles et fonder une dynastie : n’était-il pas mesquin de s’attacher à cela ? Zhu Zishe composa le texte ; le calligraphe n’est pas nommé. L’écriture est excellente, raison de mon relevé. Écrit le lendemain de l’équinoxe d’automne de l’année jiachen de Zhiping.
Anthologie poétique des dynasties du Grenier de pierre
危栏凭绝壑,欲奈此时何。但有夕阳处,就中秋色多。与谁同徙倚,空自发吟哦。便觉成羁旅,归心逐雁过。
La haute balustrade domine un ravin abrupt : que faire en cet instant ? Partout où tombe le soleil du soir, les couleurs d’automne se font plus riches. Avec qui m’attarder ? Seul, je murmure des vers. Soudain je me sens voyageur loin de chez moi ; mon désir de retour suit les oies qui passent.
Stèle du temple Zhaoren de Binzhou
守谏议大夫、骑都尉臣朱子奢奉敕撰。
Composé sur ordre impérial par votre serviteur Zhu Zishe, grand maître de remontrance par intérim et commandant de cavalerie.
大哉乾元,寒暑违而成岁;赫矣上圣,禅代乖而为道。斯则淳源既往,弧矢开戡翦之利;天下为公,揖让盛皇王之业。是知圣无自我,不背时以成务;仁惟济物,乃当流而义行。岂好异哉,盖因世而已矣。若乃执契提象,继天理物,张八极,叶五纬,坐玄扈,游翠受昭华而锡天佩,观荥河而巡温洛。补石于娲皇之世,奠山于文命之初。殊质文于车服,改正朔于寅丑。顺天地而财成,奄宇县而光宅。斯固神宗与汜水一致,文祖将㙁野同归者也。
Grande est la force première du Ciel : froid et chaleur opposés forment l’année. Éclatants sont les sages souverains : abdication et conquête, quoique différentes, suivent la Voie. Quand disparut la pureté primitive, arcs et flèches servirent à pacifier ; quand le monde fut tenu pour un bien commun, la cession courtoise magnifia l’œuvre royale. Le sage n’a donc pas de moi privé et accomplit sa tâche sans contrarier son temps ; la bienveillance secourt les êtres et agit justement selon les circonstances. Ce n’est pas rechercher la nouveauté, mais répondre au monde. Investis des signes du pouvoir, les souverains succèdent au Ciel, règlent les êtres, étendent les huit limites et harmonisent les cinq planètes. Le texte évoque Xuanhu, les jades lumineux et célestes, les rivières Ying et Luo, puis Nüwa réparant le Ciel avec des pierres et Wenming fixant les montagnes. Simplicité ou éclat des chars et des robes, changement du premier mois : ils achèvent l’œuvre du Ciel et de la Terre et éclairent le royaume. L’ancêtre divin et Fanshui, l’ancêtre civilisateur et Muye, conduisent ainsi au même terme.
随政悖道,区夏歼溃。星亡日斗,天瘥地反。驭朽无秋驾之术,履薄罕春冰之惧。竭人力于醉饱,轻神器于弈棋。玉杯非藜藿之用,金柱乃骄淫之靡。旌跸遍天下,驰道穷华裔。暴师韩濊,宿兵辽碣。贪石田之地,忘金镜之宝。骏𫘧之乘,骛燕山而不息;鼋鼍之梁,泛苍波其无已。五岳维尘,三川咸震。大盗负其扃𫔎,长鲸冲其漏网。介胄不能匡其祸,衣冠无以靖其乱。伊尹去而夏亡,辛甲奔而殷灭。人怨神怒,众叛亲离。触瑟无汉臣之忠,梦骖成秦宫之酷。于是九畿幅裂,窃名假号,四方圜视,蜂飞猬结。赤眉起刘樊之众,白梃奋陈吴之兵,徇赵北而图王,反淮南而称帝。钩爪锯牙,递相吞灭。茫茫禹迹,沟壑无归,苍苍彼天,何其罔极!
Le gouvernement Sui quitta la Voie, et la Chine s’effondra. Les étoiles disparurent, les soleils luttèrent, le Ciel frappa et la Terre se renversa. On conduisait avec des rênes pourries sans prudence, on marchait sur la glace mince sans crainte. Les forces du peuple étaient épuisées en banquets, le trône sacré traité comme un jeu. Coupes de jade et colonnes d’or servaient le luxe. Les cortèges parcouraient le monde, leurs routes atteignaient les terres chinoises et étrangères ; les armées souffraient en Corée et séjournaient vers le Liao et Jieshi. On convoitait des sols stériles et oubliait le miroir du bon gouvernement. Les chevaux couraient sans fin vers Yanshan, les ponts de tortues et d’alligators couvraient les flots. Les Cinq Pics étaient poussiéreux, les Trois Rivières tremblaient. Les grands voleurs emportaient portes et verrous ; les baleines géantes rompaient les filets. Ni soldats ni dignitaires ne pouvaient arrêter le désastre. Comme Xia après le départ de Yi Yin, comme Shang après la fuite de Xin Jia, le régime suscitait colère des hommes et des esprits, rébellion et abandon des proches. Les allusions à la cithare et au rêve de l’attelage opposent la fidélité des Han à la cruauté des Qin. Le pays se déchira ; les usurpateurs prirent des titres et s’assemblèrent comme abeilles et hérissons. Les Sourcils rouges rappelaient Liu et Fan, les gourdins blancs Chen et Wu. On briguait la royauté au nord de Zhao, on se proclamait empereur au sud de la Huai. Griffes crochues et dents de scie se dévoraient mutuellement. Dans les vastes terres de Yu, les morts jonchaient les fossés sans retour possible. Ô Ciel immense, pourquoi ce malheur sans fin ?
若乃崇替相袭,天地恒其道;灵贶所归,三五更其运。是以秦人弛御,丰沛膺赤帝之符;夏道云衰,景亳得白狼之瑞。殷忧启圣,必将有主,扑原静海,上玄有属。我皇帝受之。皇帝兆出震之灵,禀枢电之精,开日月之明,审正气之贞。潜德而隐,凝玄姑射之侧;感而遂通,应迹庙堂之上。乘龙之梦,夙符于神道;断鳌之心,早发于灵鉴。蕴风云于藏用,纳宇宙于胸怀。濡足授手,救焚是急。于是御太乙,挹勾陈,驱天驷,回地轴。乾行岳止,雷惊麟震。得兵钤于玄教,吞戎韬于黄石。龙飞晋水,凤翥河干。命苍以泛流,麾鸟旗以长迈。以仁为本,扶义而西,传檄百城,转斗千里。战无交兵之虏,攻无汤池之固。望凤墟而一息,登灞上而回首。观衅而动,俟天休命。壶浆溢陌,厥篚盈涂,鬼神叶赞,华夷载伫。𫄬秦婴于枳道,拜殷士于商旌台之珠,毕散于邦国;诸侯之玊,不留于服御。眷言兆庶,企景来苏。
Élévation et chute se succèdent, mais le Ciel et la Terre gardent leur voie constante ; la faveur sacrée passe d’un souverain à l’autre. Qin perdit sa maîtrise, et Feng et Pei reçurent le signe de l’Empereur rouge ; Xia déclina, et Jing et Bo reçurent le présage du loup blanc. L’angoisse profonde fait surgir un sage : le Ciel choisit un maître pour apaiser terre et mer. Notre empereur reçut cette charge. Né sous les signes du tonnerre et de l’éclair céleste, il possédait la clarté des astres et la rectitude du souffle. Sa vertu resta cachée dans la retraite, puis répondit à l’appel de la cour. Le rêve du dragon et la résolution de trancher les pattes de la tortue géante annonçaient sa mission. Il contenait vents et nuages dans ses talents, l’univers dans sa poitrine ; il se mouillait les pieds et tendait la main pour sauver du feu. Il dirigeait Taiyi et Gouchen, menait l’attelage céleste et tournait l’axe terrestre. Mobile comme le Ciel, stable comme une montagne, puissant comme tonnerre et qilin, il maîtrisait les enseignements militaires secrets et la stratégie du Vieillard de la Pierre jaune. Le dragon s’éleva près de la Jin, le phénix au bord du fleuve. Bateaux et bannières avancèrent ; fondé sur la bienveillance, il marcha à l’ouest pour la justice, proclamant ses ordres dans cent villes et combattant sur mille li. Aucune armée ni fortification ne résistait. Il regarda les ruines du phénix, se retourna depuis Bashang, saisit l’occasion et attendit le mandat favorable du Ciel. Les routes se remplirent de provisions ; esprits, Chinois et étrangers l’espéraient. Le texte rappelle la reddition de Ziying des Qin et la soumission des hommes des Shang. Perles et jades furent distribués au royaume plutôt que réservés à son usage. Il se souciait des multitudes, qui attendaient leur délivrance.
薛举往因天隙,偷安陇坻,藉九州之险,成五幡之暴。推锋东向,结垒西夏,同恶如市,转相煽合,带州连郡,豺虺为群。无窦融之先觉,有隗嚣之迷谬。游魂放命,豕突豳梁。虽大风之作梗青丘,有苖之称乱丹浦,均强比逆,异代同年。岂不以道丧鹑居,让王义隐,时惟龙战,争帝理开者乎?是以轩辕五十一伐,殷后二十七征,暴寿华之泽,戮凶绝辔之野,非文德之可绥,乃雄略之攸震。天子躬御武节,亲总元戎,洒沉灾而括地象,正斗极而清天步,倚长剑以肃威,伫中区以傍瞩。运投水转规之智,蓄礼乐慈爱之兵。韬百战百胜之谋,总天关天梁之术。驱驾韩白,鞭击雷电。命招摇以启行,诏参伐以前扫。殉义之士,听鼓鼙而窃誓;蹈恩之众,望旌笳而张胆。呼吸则河海沸荡,指麾则昆岱掎拔。圣上顺天道好生之德,体周王掩瘠之仁,将欲克乱在权,善师非战,兵交使在,弘其自革。而茅旌不建,舆榇莫从,告舍既违,行迷遂往。吠尧之犬,终成桀用;刺由之客,俱为跖徒。鸟啄兽穷,来犯锋刃,比角为城池之固,召雨恣屈强之力。非折箠之可笞,岂亭长之攸制?于时摄提在岁,黄钟纪月,义勇同奋,贲育争先。下神兵于九天,决睿图于万里。逆顺斯悬,轰然大溃。僵尸蔽莽,委甲成山。拥秦泾而不流,投过涧而自满。焚巢扫窟,野无遗正倾旻于西北,纽缺地于东南,卷氛祲于辰象,反光华于日月。九伐已施,载櫜于武库;五兵罢用,偃伯于灵台。分蒨旆于应毕,誓山河于将率。
Xue Ju avait profité d’une faille du Ciel pour s’établir au-delà des monts Long. Fort de positions défensives, il exerçait sa violence, avançait à l’est et fortifiait l’ouest. Les mauvais affluaient, s’excitaient et unissaient préfectures et commanderies en meutes de loups et de vipères. Il n’avait pas la clairvoyance de Dou Rong, mais l’égarement de Wei Xiao ; ses forces condamnées se ruaient sur Bin et Liang comme des sangliers. Le Grand Vent de Qingqiu et les Miao de Danpu avaient montré la même rébellion. Quand la Voie disparaît et que l’abdication perd son sens, les dragons luttent pour l’empire. D’où les cinquante et une campagnes de Xuanyuan, les vingt-sept du souverain Shang, les châtiments de Shouhua et Juepei : la vertu civile ne suffit pas, il faut la puissance militaire. Le Fils du Ciel prit personnellement le commandement, dissipa les désastres et rétablit l’ordre céleste. Longue épée en main, il embrassa le royaume du regard. Sa sagesse était fluide comme l’eau et le cercle ; ses soldats portaient rites, musique et compassion. Il détenait les plans de cent victoires et les arts des portes et poutres célestes. Dépassant Han Xin et Bai Qi, il commandait au tonnerre et aux étoiles Zhaoyao et Shenfa. Les hommes prêts à mourir pour la justice prêtaient serment aux tambours ; les reconnaissants s’enhardissaient aux bannières et aux flûtes. Son souffle faisait bouillir les mers, son geste arrachait Kunlun et Tai. Fidèle à l’amour céleste de la vie et à la compassion du roi Zhou enterrant les morts, il voulait vaincre sans bataille et laissait des émissaires entre les armées pour permettre la conversion de l’ennemi. Mais celui-ci n’offrit ni bannière ni cercueil de soumission. Refusant le salut, il persistait, tel le chien aboyant contre Yao au service de Jie ou l’assassin devenu compagnon du brigand Zhi. Acculé comme une bête, il attaquait les lames, comptant sur ses rangs comme remparts et sur une force censée appeler la pluie. Ni une baguette brisée ni un simple chef de relais ne pouvaient le soumettre. L’année était marquée par Sheti, le mois par Huangzhong ; tous les braves rivalisèrent avec Meng Ben et Xia Yu. Les troupes divines descendirent des neuf cieux, la stratégie porta à dix mille li. Rébellion et obéissance étaient nettement séparées : l’ennemi s’écroula. Cadavres et armures couvrirent les plaines, obstruèrent les eaux de Qin et Jing, remplirent les ravins. Les repaires furent brûlés [le texte transmis est ici défectueux]. Ciel et Terre furent rétablis, les vapeurs néfastes dissipées, les astres rendus à leur éclat. Les campagnes cessèrent, les armes regagnèrent l’arsenal, la paix revint. Bannières et fiefs furent distribués aux généraux avec des serments durables comme monts et fleuves.
帝图咸举,邦政斯澄。革污俗于维新,正王风于旧物。鼓之以道德,怀之以仁义。春雨以润之,秋阳以暴之。解罔深汤帝之慈,焚书下汉王之诏。布以新政,刑用轻典。四海之内,靡然向风;八荒之表,奔走无𭣧。却塞蹛林之北,开郡铜柱之南。苑葱山而池盐泽,逾盘水而跨热阪。郡生环海,自入提封;方朔炎洲,同归王会。岂止菌鹤短独、西鹣东鲽之贡而已哉!若夫至人忘已,义期拯物,黄屋非汾水之荣,玄圭岂具茨之贵?圣道运而不积,神功为而莫宰。虽复大横固祉,长发启祥,犹且置玺陈谦,避河为让,道外天下,情遗尊极。而岩廊余事,人神之望难拒;符命傥来,历数之期安避?仰追上玄之心,俯顺域中之请。然后履乘石,握神珠,开黄玉之图,临紫辰之位,冠百王而称首,与三代而同风。巍巍乎,荡荡乎,粤不可名也。于是衢室辟扉,宾门启路,延揽英彦,鉴昧幽仄。用人不偏于世族,得贤无弃于农琐。故非熊非螭,致光景之佐;为舟为楫,获营求之士。等五臣之亮采,同六相之𬣙谟。崇台非一木之枝,珍裘乃千金之丽。济济多士,皇家以宁。重以制礼作乐,移风也;胜残去杀,刑措也。藏金舜岭,菲膳尧宫。雉裘非先王之服,宝马岂鸾旗之用?运玄览以照物,推赤心以期下。万方罪已,轸推沟之虑;百姓为心,顺天从之欲。若乃上嗣重光之美,元良万国;棣华璇萼之宗,本支百世。咸幼陶慈训,言提自昔。奉审喻于宸极,得乐善于轩殿。非藉保传之勤,宁因师友之力。逾启诵而高视,越郇韩而上征。既而休气和年,祥风荐祉。威凤为宝,麟趾游郊。若烟非烟,浮晓空而下映;似月非月,丽宵天而成象。祯不绝书,灵无遁迹,猗与伟与,事高图史。至于登舆下辇,省方巡岳,应感必彰,形言弥著,道盛金奏,美盈玉简,叶睿思于泉涌,谐神功于日用,陋柏梁之词,掩南风之曲,圣作物睹,永贻千载者焉。
L’œuvre impériale fut accomplie, le gouvernement clarifié, les mauvaises coutumes renouvelées et la voie royale restaurée. Vertu et justice guidaient les hommes, comme pluie printanière et soleil automnal. La miséricorde rappelait Tang ouvrant son filet de chasse et le roi Han brûlant les écrits compromettants. Une politique neuve allégeait les peines. Tout le pays se tournait vers lui et les contrées lointaines se soumettaient. Les frontières dépassaient Dailin au nord et les colonnes de bronze au sud ; monts de l’Oignon, lac Salé, eaux de Pan et pentes brûlantes entraient dans l’espace impérial. Îles lointaines et terres du nord et du sud participaient aux assemblées royales, avec bien plus que les tributs d’oiseaux et poissons merveilleux. Le sage s’oublie pour sauver autrui ; ni le char impérial au bord de la Fen ni la tablette de jade sombre à Juci ne lui rendent le rang précieux. La Voie agit sans accumuler, l’œuvre divine sans posséder. Malgré les présages, il posa le sceau avec modestie et voulut céder le pouvoir, détaché du rang suprême. Mais comment refuser l’espoir des hommes et des esprits ou le temps fixé par le Ciel ? Répondant à tous, il monta sur la pierre royale, saisit la perle sacrée, ouvrit le plan de jade jaune et prit le trône céleste pourpre. Premier entre cent rois, égal des Trois Dynasties, il était grand au-delà des mots. Il ouvrit les audiences, attira les talents et découvrit les hommes obscurs, sans privilégier les lignages ni écarter les paysans. Il trouva des auxiliaires comparables aux conseillers légendaires, aux cinq ministres et aux six sages. Une haute terrasse exige plusieurs bois, une fourrure précieuse plusieurs peaux : les nombreux talents assuraient la dynastie. Rites et musique transformaient les mœurs ; violence et meurtre cessèrent, les peines devinrent inutiles. Suivant Shun et Yao, il refusait le luxe, mangeait peu et dédaignait robes somptueuses et chevaux précieux. Avec discernement et sincérité, il prenait sur lui les fautes du monde et craignait d’avoir poussé le peuple au fossé. L’héritier prolongeait sa lumière, les branches princières promettaient cent générations. Formés dès l’enfance à la bonté, instruits par le trône, ils dépassaient Qi et Song, Xun et Han sans dépendre seulement des maîtres. Les années reçurent les souffles heureux : phénix et qilin apparurent, des signes semblables à la brume ou à la lune éclairèrent le ciel. Les prodiges dépassaient les annales. Dans ses voyages et inspections, ses paroles manifestaient sa vertu ; ses œuvres remplissaient musique et tablettes de jade, jaillissaient comme une source et surpassaient les vers de Bailiang et le Chant du vent du sud, pour mille ans à venir.
抑又闻之,羲、农遐邈,轩、顼悠 绝,传信于故老,非取接于闻见。百世可知,斯言殆息,七代更立,求之岂易?今之视昔,遥然未睹。将何以分素青于三后,辨天地于九皇,遂能历选列辟,详观群帝,得茂实于千古,验英声于万叶。斯道何哉?将由孔丘登岱,纪金绳者七十;管仲对齐,陈玉检者十二。亦有汉廓帝图,魏开王业,树丰碑于泗水,𬤥贞石于繁昌。莫不垂鸿名,腾显号,播休风于六舞,歌盛德于九韶,与天壤而无穷,悬贞明而可久。刊勒之美,不其懋与!
Fuxi et Shennong, Xuanyuan et Zhuanxu sont lointains : nous croyons les anciens, non nos propres yeux. Même connaître cent générations paraît difficile ; comment retrouver sept âges successifs ? Comment distinguer les anciens souverains et vérifier leurs mérites ? Confucius au mont Tai évoqua soixante-dix rois aux cordons d’or ; Guan Zhong répondit au seigneur de Qi en citant douze rois aux sceaux de jade. Les Han élargirent leur empire et les Wei fondèrent leur pouvoir ; on dressa de grandes stèles près de la Si et grava des pierres à Fanchang. Noms illustres, bonnes coutumes des six danses et vertus chantées dans le Shao se transmettent ainsi aussi longtemps que Ciel et Terre. Combien grande est la valeur de l’inscription !
然则事止寰中,道外,未辨西方之圣,莫知东被之法。求真之理,我则未闻。虽御辩崆峒,非 涅盘之岸;乘云谷口,宁游波若之门?莫不同陟耶山,俱沉业浪,生死无际,苦集相因。讵照重昏之日,谁翦稠林之树?比夫真如实相,解脱妙津,道王三千,功弥百亿,何异吹剑首于雷门,策蚊睫于鹏运者哉!是知伊兰无实,有为终假,漂溺四流,邅回九结,践畏涂而卒岁, 捷径其长往。大梦无晓,可为叹息。粤若能仁,深弘慈奖,虽寂泊为道,无来无去,乘机诱发,垣玺必追。住一子地,开方便门,翔八正道,示如来藏。飘香风于有顶,洒甘露于无边。慧炬明而幽夜朗,法桥搆而冯河息。但为仁由已,履道自衷,表立影从,因果非外。今我所以仰胜缘于十号,纪武功于七德,真俗二谛,兼而两之。
Mais ces œuvres restent dans le monde [une lacune interrompt le texte], sans connaître le sage de l’Ouest ni la Loi diffusée à l’Est. La recherche du vrai n’y est pas entendue. Le dialogue de Kongtong n’atteint pas le nirvana ; monter aux nuages à l’entrée de la vallée n’ouvre pas la sagesse. Tous gravissent la montagne de l’erreur et sombrent dans les vagues du karma, entre renaissances et souffrances sans fin. Qui éclaire la nuit et coupe les fourrés ? Face à la réalité véritable et à la libération, dont la Voie règne sur les mondes innombrables, les exploits terrestres sont comme souffler dans un pommeau devant la Porte du tonnerre ou chevaucher un cil de moustique face au grand oiseau peng. L’éranda ne donne pas de bon fruit ; le conditionné est illusoire. Les êtres dérivent dans quatre torrents et neuf liens, sur des chemins dangereux [la phrase suivante est lacunaire]. Leur grand rêve n’a pas d’éveil. Le Bienveillant étend sa compassion ; immobile, sans venue ni départ, il répond aux circonstances et guide [un passage est incertain]. Voyant tous les êtres comme son enfant, il ouvre les moyens habiles, la Noble Voie octuple et le trésor du tathagata. Vents parfumés et rosée douce atteignent l’infini. La torche de sagesse éclaire la nuit ; le pont de la Loi supprime les traversées périlleuses. Bienveillance et Voie viennent du cœur ; comme l’ombre suit le poteau, les causes et effets ne sont pas extérieurs. Nous invoquons donc les bienfaits du Bouddha tout en inscrivant les sept vertus militaires, unissant vérité ultime et vérité conventionnelle.
皇上昔居因地,早弘誓力,应迹忍土,负荷群生。属忧火燎原,稽天方割,飙林无自静之木,震海岂澄源之水。东戡西翦,南征北怨,旄钺所次,酣战兹邦。君轻散千金之赏,士重酬九死之命。莫不竞凌锋镝,争赴水火。虽制胜之道,允归上略,而兵凶战危,时或殒丧。褰裳不顾,结缨荒野。忠为令德,没有余雄。同艰难于昔晨,异欢泰于兹日。有怀亮烈,用切旒扆。仍于战地,爰搆神居。变秽土于宝城,开莲花于火宅。高𤇺罢昭,慈灯载朗;鸢旌辍警,胜幡斯立。拔无明于棘林,𨗳焦热于渴井。尽诸有结,永除苦际。虽复去顺效逆,同归各徒,中涓颍从,寔惟义重。而上忍所被,旃檀与利刀兼忘;大慈所覃,怨贼将义夫齐指。俱润法雨,同乘大辕,回向菩提,无上平等。
Avant son élévation, l’empereur avait déjà formé de grands vœux et portait les êtres dans ce monde d’endurance. Quand le feu du chagrin couvrait les plaines et que les eaux montaient au ciel, aucun arbre n’était calme, aucune mer limpide. Il pacifia l’est et l’ouest ; marchant au sud, il était attendu au nord. Ses enseignes atteignirent ce pays et le combat fut acharné. Le prince donnait sans compter ; les soldats répondaient en risquant leur vie, courant vers les lames, le feu et l’eau. La victoire revenait à sa stratégie, mais la guerre est dangereuse et certains périrent. Ils avancèrent sans se retourner, mourant dignement dans la campagne ; leur loyauté et leur courage demeurèrent. Ceux des anciennes épreuves ne partageaient plus la paix présente. Le souverain en fut profondément affligé et bâtit sur le champ de bataille une demeure sacrée. Sol impur devenu cité de joyaux, lotus dans la maison en feu : les fanaux guerriers firent place aux lampes de compassion et les drapeaux aux bannières religieuses. Il fallait arracher l’ignorance, offrir de l’eau aux brûlés et défaire tous les liens de souffrance. Même les rebelles avaient suivi leurs maîtres ; les exemples de Zhongjuan et des suivants de Ying montrent le poids de la fidélité. La patience suprême ne distingue ni santal ni couteau, la compassion traite ennemi et fidèle également. Tous reçoivent la pluie de la Loi, montent dans le grand véhicule et se tournent vers l’éveil dans une égalité sans supérieure.
尔乃仰图景宿,东井躔其分野;下料物土,西河限其封域。雕戈是锡,尸臣启邦之所;豳馆斯开,公刘建都之地。梁山南枕,甘泉东指。面雕云之郁蓊,想玉树之青葱。沃野千里,平原超忽。先王之桑梓,西州之都会。于是诏司空,相原隰。四衢如砥,八道傍通。考极星之曜,测土圭之景。选耜梓于南郢,征琬琰于西昆。匠石奋斤,公输审墨。高门洞启,层甍有亢。藻井瞰烟霞之路,步檐拖虹霓之色。徘徊珠柱,陆离璇题。春牖前临,秋窗左辟。月殿含影,金波上而相照;日宫吐曜,羲和沉而犹朗。何止四柱成台,高多罗之树;五王立寺,临伽尸之水。信足上图驾御,傍拟醍醐,望鹫山而非远,想鸡林而可即。法徒萃止,应供来游,咸珠戒无缺,威仪莫犯。杖锡四禅之林,摄𪗋三朗之路。有宝所焉,有名僧焉。至矣哉,伽蓝之为盛也!虽复高天已烬,大海成田,我皇基与净刹,终永永而常传。
Le site relève, au ciel, du Puits oriental, et sur terre de la limite du Fleuve occidental. C’est le pays d’un seigneur investi d’une hallebarde gravée, où Gong Liu établit sa capitale de Bin. Le mont Liang est au sud, Ganquan à l’est ; nuages fastes et arbres de jade semblent l’entourer. Les terres fertiles s’étendent sur mille li : patrie des anciens rois, métropole de l’ouest. Le ministre des Travaux reçut l’ordre d’examiner hauts et bas terrains. Quatre voies planes et huit routes communiquaient. On observa l’étoile polaire, mesura l’ombre du gnomon, choisit les bois de Ying et les beaux jades de Kunlun. Les artisans maniaient la hache comme maître Shi et le cordeau comme Gongshu. Portes hautes, toits superposés, caissons peints tournés vers les nuées, galeries aux couleurs d’arc-en-ciel, colonnes et linteaux précieux brillaient. Fenêtres de printemps et d’automne, salles de lune et palais de soleil restaient lumineux après le couchant. Ils dépassaient terrasse à quatre piliers, palmier élevé et temple des cinq rois près de Kashi. Le sanctuaire du Bouddha semblait proche, comme le pic des Vautours et le bois sacré. Les moines affluaient, observant préceptes et maintien ; bâton en main, ils entraient dans la forêt des quatre méditations et suivaient la voie de lumière [un terme transmis est incertain]. Trésors et religieux renommés s’y trouvaient : quelle prospérité ! Même si le ciel brûle et la mer devient champ, dynastie et sanctuaire pur dureront.
其词曰:三界云扰,六趣波扬。苦流方割,忧火炎岗。俱迷津济,莫导舟航。长夜无晓,非徒未央。于昭十号,四生是愍。道王大千,智周上忍。慧刀已裂,化城斯引。教有殊涂,乘无异轸。甘露朝洒,慈云夕布。品物以亨,群迷式悟。捷迳坦道,耶山启路。不有善权,谁澄恶趣。炎行弛德,废道毁常。玊弩惊焰,金宿腾芒。俯震瀛壑,仰紊乾纲。九野鲸奋,八极鸱张。乱离瘼矣,孰济生灵。黄星表曜,赤伏开祯。大君应历,粤御神兵。乃圣乃武,如雷如霆。于铄王旅,除凶靖暴。关右长驱,唐郊大号。壤裂逋丑,家离浞傲。刷野屠祅,空山剿盗。见危殒辔,怀忠死绥。惊燐宵远,穷魂夜飞。我有慈被,深仁莫违。建斯净域,永树归依。归依伊何,俱消五䌸。净域伊何,同升妙觉。架汉开宇,凭霞竦阁。朱丽琼丹,地严金雘。鹫山非远,鸡林可求。七宝低树,八解疏流。瑞莲开晓,天花不秋。戒定攸息,应供来游。凡厥慈众,俱弘上善。稠林以辟,爱枝爰翦。九结冰泮,四禅自。 彼岸可归,法轮恒转。金刚不坏,璇保惟长。慧室长湛,皇基载昌。僧祗可筭,恒沙易量。悠哉天历,永配无疆。
Les vers disent : Les trois mondes sont troublés, les six destinées déferlent ; souffrance inonde et chagrin brûle. Tous perdent le gué, sans guide ni bateau, dans une nuit sans aube. Le Bouddha aux dix titres prend en pitié les quatre naissances. Sa Voie règne sur les mondes, sa sagesse atteint la patience suprême. Sa lame coupe les liens, la cité illusoire guide les épuisés ; divers enseignements mènent ensemble. Rosée matinale, nuage du soir : les êtres prospèrent, les égarés s’éveillent. Un chemin s’ouvre dans l’erreur ; sans moyens habiles, qui purifierait les mauvaises destinées ? Les Sui abandonnèrent vertu, Voie et règles ; signes célestes en feu, mers ébranlées, ordre du ciel rompu. Rebelles partout : qui sauverait les vivants ? Étoiles jaunes et signes rouges annoncèrent le grand roi, qui reçut le mandat et conduisit les troupes divines, sage et martial comme le tonnerre. L’armée glorieuse chassa les violents, avança à l’ouest des passes, cria dans les champs des Tang, dispersa fugitifs et maisons cruelles, nettoya plaines et montagnes. Les fidèles moururent au danger ; feux follets et âmes solitaires parcoururent la nuit. Notre compassion les couvre sans les abandonner. Nous bâtissons ce lieu pur comme refuge éternel. Refuge signifie défaire les cinq liens ; lieu pur, atteindre ensemble l’éveil merveilleux. Salles sur la Voie lactée, tours dans les nuages, vermillon et joyaux, sol d’or et de pigments : le pic des Vautours et le bois sacré sont proches. Sept joyaux pendent aux arbres, huit libérations coulent en ruisseaux. Lotus à l’aube, fleurs sans automne ; préceptes et méditation demeurent, les dignes arrivent. Tous répandent le bien suprême. Fourrés et branches du désir sont coupés, neuf liens fondent comme glace [la phrase des quatre méditations est incomplète]. L’autre rive est accessible, la roue de la Loi tourne toujours. Le diamant ne périt pas, la protection précieuse dure ; la chambre de sagesse reste paisible, la dynastie prospère. On pourrait compter les éons et les sables du Gange : que le mandat céleste demeure uni à l’infini !
右昭仁寺碑,唐守谏议大夫骑都尉朱子奢𬤥。欧阳公爱其字画甚工,惜无书人氏名。金石录尝载其目,亦不言为何人书也。惟通志金石略以为虞永兴书。永兴书之传世者,有孔子庙堂碑,然与此不类,而金石略乃谓出于虞公,当必有所据。昭仁寺在邠州西八十里,昔唐太宗与薛举战争之处。正德癸酉,予以使事道邠,得搨其本,字画完好,若初刻者,真可宝也。朱公,予乡先生,唐史有传,其文字人间罕存,可见者仅有此耳。
Cette inscription fut composée par Zhu Zishe, grand maître de remontrance par intérim et commandant de cavalerie des Tang. Ouyang admirait l’écriture et regrettait l’absence du nom du calligraphe. Le Catalogue des inscriptions la mentionne sans attribution ; seul le Traité du métal et de la pierre des Annales générales la donne à Yu Yongxing. Sa Stèle du temple de Confucius ne lui ressemble pourtant pas ; cette attribution devait avoir un fondement. Zhaoren est à quatre-vingts li à l’ouest de Binzhou, où Taizong combattit Xue Ju. En l’année guiyou de Zhengde, passant à Bin en mission, j’en obtins un estampage. Les caractères étaient complets, comme nouvellement gravés : un trésor. Maître Zhu, de ma région, a sa biographie dans l’histoire des Tang ; ses écrits sont rares, et celui-ci est presque le seul visible.
Œuvres de l’historien indépendant de Xingyang
右昭仁寺碑,在今豳州宜禄镇,唐师及薛举战地也。碑为阵亡士荐福而作,世以为虞永兴公书。宋元丰、绍圣诸君子题识刻于碑阴,若欧阳公取其字法之精,而不定为何人所书,其余但纪观碑岁月,谓为世南少年书者,河南张威甫也。以予观之,此碑视庙堂碑笔锋为露,而运意略同,至于辞语亦有相类者,亦一时士大夫习气然耶。越章立可自陜右入觐,用以为贶,既装潢成什,摭其指意,系长歌于后云:
La stèle est aujourd’hui à Yilu, dans Binzhou, ancien champ de bataille des Tang contre Xue Ju. Élevée pour les soldats morts, elle passe pour être de Yu Yongxing. Des colophons Song des ères Yuanfeng et Shaosheng figurent au revers. Ouyang loue l’écriture sans nommer l’auteur ; les autres notent seulement leur visite. Zhang Weifu du Henan y voit une œuvre de jeunesse de Shinan. Les traits me paraissent plus exposés que ceux de la Stèle du temple de Confucius, mais l’intention est proche ; certaines phrases aussi, peut-être par habitude des lettrés de l’époque. Zhang Like de Yue me l’offrit en venant du Shaanxi à la cour. Après montage en album, j’en tire le sens dans ce long poème.
隋家天子普六茹,五儿一气夸胤祚。噬脐追悔废立乖,忍死空惭独孤误。大业改号朝新君,北南乐土无惊尘。锦帆楼船驾河汴,琼花看遍江都春。春梦繁华眼前别,纵意淫奢宁改辙。乱离四海金铁鸣,杀人如麻川流血。咸阳不见翠华归,独夫剚刃谁其悲。寰宇皇皇望真主,秋风晋水神龙飞。秦王上将天日表,草昧群雄如电扫。锁枷械钮俘累累,献凯归来京阙晓。蕞哉小丑据豳岐,奉将天讨森熊貔。两军一战胜负决,倒戈弃甲愁疮痍。阵前骈首就诛戮,百里僵尸京观筑。惊燐明灭艳青红,长夜冥冥听鬼哭。贞观年来歌太平,恩波直欲流泉扃。丹碧楼台五云起,金身宝座联珠缨。吁嗟死者焉可作,冥福全资大皇觉。茫茫苦海渡慈航,净土西天归极乐。贝叶翻经白马驮,神人现相严㧑诃。法师上奏帝颜悦,倾心事佛真如何。龟趺螭首穹碑树,谏议文章重回护。书丹仿佛虞永兴,独怪当时名弗署。银钩铁画睹斯文,摩空鳌背愁斜曛。片言诛意凛斧钺,遐思渺渺凌秋云。自古明王严放伐,汤武吊民宁嗜杀。往事悠悠且莫论,要与书家论波磔。
Le souverain Sui portait le nom Puliuru ; ses cinq fils vantaient leur lignée. Trop tard il regretta une succession mal réglée et l’erreur de Dugu. Daye inaugura un nouveau règne, nord et sud semblaient paisibles. Les bateaux à voiles de brocart parcouraient la Bian, admirant les fleurs de Jiangdu. Le rêve de splendeur s’évanouit, sans arrêter le luxe. Les armes résonnaient partout, les hommes tombaient comme chanvre, les rivières étaient de sang. Les bannières ne revinrent pas à Xianyang ; qui pleura le tyran poignardé ? Le monde attendait son vrai maître ; le dragon s’éleva dans le vent d’automne de la Jin. Le prince de Qin, visage solaire, balaya les rivaux comme l’éclair et ramena captifs et victoire au palais à l’aube. Un petit rebelle tenait Bin et Qi : les troupes portèrent le châtiment céleste. Une bataille décida tout ; armes retournées, armures abandonnées, blessés accablés. Des têtes tombèrent ensemble et les cadavres sur cent li formèrent des tertres de victoire. Lueurs bleues et rouges, pleurs des fantômes dans la nuit. Sous Zhenguan, la paix fut chantée et la grâce voulut atteindre les tombes. Tours rouges et bleues dans les nuages, statues dorées et trônes de joyaux. Qui ressusciterait les morts ? Leurs bienfaits dépendaient du Bouddha. La barque compatissante traverse l’océan amer vers la Terre pure. Le cheval blanc porte les écritures ; les figures divines sont majestueuses. Les moines plaisent au souverain : qu’est donc ce service fervent du Bouddha ? Une stèle à base de tortue et tête de dragon s’élève ; le conseiller y défend l’entreprise. La main semble celle de Yu Yongxing : pourquoi aucun nom ? Crochets d’argent et traits de fer brillent au soleil déclinant. Une brève critique des intentions frappe comme la hache, la pensée gagne les nuages d’automne. Les rois sages prenaient la guerre au sérieux ; Tang et Wu consolaient le peuple, non par goût du meurtre. Laissons ce passé et discutons des traits avec les calligraphes.
Splendeurs gravées dans la pierre et l’encre
碑在长武县,朱子奢撰,无书者姓氏。余观其笔法,大类庙堂,庙堂丰逸,此稍瘦劲。庙堂五代重勒,此伯施真迹也。欧公亦不言谁书,郑樵直以为伯施,都玄敬谓必有据,而曹明仲曰欧阳通书。通书道因诸碑,殊与此不类。按旧唐书:贞观三年,诏建义以来交兵处,为殒身戎阵者,各立一寺,令虞世南、朱子奢等为之碑,此破薛举处也。又通本传,少孤,母徐氏教以父书,仪凤中始知名。贞观三年至仪凤元年,四十八年。道因碑书在龙朔三年,去贞观三年亦三十五年,则此非通书明甚。而虞与朱同事,其为虞书无疑。曹明仲又以虞恭公碑在宜禄巡检司。虞恭公,温彦博也,陪葬昭陵,碑正在醴泉。宜禄巡检司,即今长武县,明仲盖误以昭仁为恭公耳。且恭公碑亦是信本书,非通也。明仲之误如此,据其言者,可谓无目矣。
La stèle est à Changwu, texte de Zhu Zishe, calligraphe anonyme. Son style ressemble au Temple de Confucius : celui-ci ample et libre, celui-là plus mince et ferme. Le premier fut regravé sous les Cinq Dynasties ; ici serait l’original de Boshi. Ouyang ne nomme personne, Zheng Qiao dit Boshi, Du Xuanjing suppose une preuve, Cao Mingzhong dit Ouyang Tong. Or les stèles de Tong, dont Daoyin, diffèrent beaucoup. L’Ancienne Histoire des Tang mentionne l’ordre de Zhenguan 3 de bâtir sur les champs de bataille et de confier les inscriptions à Yu Shinan, Zhu Zishe et d’autres ; ici fut vaincu Xue Ju. La biographie de Tong le dit orphelin jeune, formé par sa mère Xu à l’écriture paternelle, célèbre seulement sous Yifeng : quarante-huit ans après Zhenguan 3. Même Daoyin, datée de Longshuo 3, est postérieure de trente-cinq ans. Ce n’est donc manifestement pas Tong. Yu travaillait avec Zhu : l’attribution à Yu est certaine. Cao place aussi la stèle du duc de Yu au poste d’inspection de Yilu ; mais ce duc est Wen Yanbo, enterré près de Zhaoling, avec sa stèle à Liquan. Yilu est l’actuel Changwu : Cao a confondu Zhaoren et le duc. En outre cette dernière est de Xinben, non de Tong. Suivre de telles erreurs, c’est être aveugle.
Notes pour passer l’été de Gengzi
昭仁寺碑为朱子奢文,不著书者名。郑樵金石略以为虞世南。细阅之,笔致娟秀尔雅,非永兴不能也。旧唐书载贞观三年诏建义以来交兵处,为陨身戎阵者各立一寺,令虞世南、朱子奢等为之碑。此碑立于豳州,乃破薛举处也。文既为朱,则字为虞,更足据耳。
Zhu Zishe composa la stèle, sans nom de calligraphe. Zheng Qiao l’attribue à Yu Shinan. Son écriture délicate et raffinée ne peut être que de Yongxing. L’Ancienne Histoire des Tang rapporte qu’en Zhenguan 3 des temples furent ordonnés sur les anciens champs de bataille pour les morts, avec inscriptions de Yu Shinan, Zhu Zishe et d’autres. Celle-ci fut dressée à Binzhou, lieu de la défaite de Xue Ju. Zhu étant l’auteur du texte, Yu est d’autant plus vraisemblablement le calligraphe.
Inscriptions sur métal et pierre de Yongzhou
昭仁寺碑正书,今在长武县城东隅。碑首篆书大唐豳州昭仁寺之碑九字,题曰豳州昭仁寺碑文,守谏议大夫、骑都尉臣朱子奢奉敕撰。碑文三千余字,完好如新,残缺者十余字耳。集古录云:字画甚工,信不虚也。按旧唐书:贞观三年,诏建义交兵之处,各立一寺,此其一也。而碑中无年月。金石文字记云:贞观四年十一月。
La stèle, en écriture régulière, se trouve dans l’angle est du chef-lieu de Changwu. Son sommet porte neuf caractères sigillaires : « Stèle du temple Zhaoren de Binzhou sous les Grands Tang ». Le titre intérieur est « Inscription du temple Zhaoren de Binzhou », suivie du nom de Zhu Zishe, grand maître de remontrance par intérim et commandant de cavalerie, écrivant sur ordre. Plus de trois mille caractères sont comme neufs ; une dizaine seulement manque ou est endommagée. L’éloge de l’écriture dans le Recueil des antiquités est juste. L’Ancienne Histoire des Tang cite l’ordre de Zhenguan 3 de bâtir dans les lieux de combat ; ce temple en est un. Le texte n’a pas de date. Les Notes sur les inscriptions sur métal et pierre donnent le onzième mois de Zhenguan 4.
Notes de Pingjin sur la lecture des stèles
右豳州昭仁寺碑在长武县。碑与郑州等慈寺碑同时敕建。元和郡县志:昭仁寺在宜禄县西十步浅水原上。王师讨平薛仁杲,诏于此置寺。碑,谏议大夫朱子奢之词也,即此。旧唐书高祖本纪:武德元年六月,薛举寇泾州。八月壬午,薛举死,其子仁杲复称帝,命秦王为元帅以讨之。十一月己酉,秦王大破薛仁杲于浅水原,降之,陇右平。碑云:于时摄提在岁,黄钟纪月,又云仍于战地,爰搆神居,碑所言皆与史合。
Cette stèle de Binzhou est à Changwu, commandée avec celle de Dengci à Zhengzhou. La Géographie de Yuanhe place Zhaoren à dix pas à l’ouest de Yilu, sur Qianshuiyuan, fondé après la victoire sur Xue Rengao, avec texte du conseiller Zhu Zishe : c’est bien elle. Les Annales de Gaozu de l’Ancienne Histoire des Tang disent qu’au sixième mois de Wude 1 Xue Ju envahit Jingzhou ; il mourut le jour renwu du huitième mois, son fils Rengao se proclama empereur, et le prince de Qin fut nommé généralissime. Le jour jiyou du onzième mois, il vainquit Rengao à Qianshuiyuan, reçut sa reddition et pacifia Longyou. Les expressions de la stèle « année de Sheti, mois de Huangzhong » et « bâtir une demeure sacrée sur le champ de bataille » concordent avec l’histoire.
Recueil d’inscriptions sur métal et pierre
又,昶于乾隆甲辰四月,值宁夏回人之叛,率兵防御于长武者五阅月,军事暇即往观之,通体完好。盖因寺中斫石材丈余,方正巩固,乃立亭其上,置碑于中,牧童敲火,牛厉角皆不能及,所以全无损坏。凡守土好古之君子,所当仿而行之也。
Au quatrième mois de l’année jiachen de Qianlong, lors de la révolte des Hui de Ningxia, moi, Chang, commandai cinq mois la défense de Changwu. J’allai voir la stèle entre mes tâches militaires : elle était intacte. Le temple avait taillé une solide plateforme carrée de pierre de plus d’un zhang, construit un pavillon dessus et placé la stèle dedans. Ni les pâtres frappant des étincelles ni les bovins aiguisant leurs cornes ne pouvaient l’atteindre. Les administrateurs amateurs d’antiquités devraient imiter cette protection.
Géographie illustrée des sites historiques du Guanzhong
昭仁寺。一统志:在长武县治东。元和郡县志:寺在宜禄县西十步浅水原上。太宗平薛仁杲,诏于此置寺。碑文谏议大夫朱子奢之辞也。
Temple Zhaoren. La Géographie unifiée le situe à l’est des bureaux de Changwu. La Géographie de Yuanhe le place dix pas à l’ouest de Yilu, sur Qianshuiyuan : Taizong ordonna sa fondation après la défaite de Xue Rengao ; le conseiller de remontrance Zhu Zishe composa l’inscription.
Photographies anciennes et estampages
1927 (publication)
En 1927, le calligraphe japonais Hidai Tenrai fit paraître La Stèle du temple Zhaoren auprès de l’Association de soutien du Shogakuin. L’estampage intégral y est découpé et monté en feuillets d’album. La même année, le troisième volume de commentaires des Monuments bouddhiques de Chine, de Tokiwa Daijō et Sekino Tadashi, reproduisit et commenta la stèle. Ce feuillet montre son écriture régulière et l’érosion de la pierre.
1932 (publication)
En 1932, une expédition organisée par l’éditeur japonais du Panorama de l’Asie suivit le chemin de fer du Longhai et la route Xi’an–Lanzhou, du Henan vers le Shaanxi et le Gansu. Le volume 9 en relate le parcours. Après Xi’an et Yongshou, les voyageurs entrèrent à Changwu, puis gagnèrent Jingzhou au Gansu par le relais de Yaodian, à trente li du chef-lieu. Les saules plantés à l’initiative de Zuo Zongtang sous les Qing bordaient encore la route. Ces deux vues prises dans le district montrent un village troglodytique au bord d’un plateau de lœss et un monastère creusé dans une falaise, témoignant des ravins et habitats locaux.
1940 (publication)
En juin 1940, Hozokan publia le volume 9 des Monuments culturels de Chine, compilé par Tokiwa Daijō et Sekino Tadashi. Il comprend l’estampage complet de la stèle Tang conservée à Zhaoren, à Changwu, dont Zhu Zishe composa l’inscription intitulée Stèle du temple Zhaoren de Binzhou sous les Grands Tang.